Je ne puis regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’univers.
Victor Hugo

Cherchez l’intrus

Où l’on découvre un arbre incognito.

Giuseppe Penone, L’Arbre des voyelles, 1999, Jardin des Tuileries, Paris. Photo : © Giuseppe Penone, ADAGP / photo Musée du Louvre / Antoine Mongodin

Dans le jardin des Tuileries, à deux pas du Louvre, un chêne couché semble sur le point de se putrifier… Aurait-il été la victime d’une tempête ? Et surtout, pourquoi le laisser là ?

C’est que ce grand spécimen n’a pas poussé à Paris ! Il vient en réalité de la région de Milan. Il a fait le voyage jusqu’aux Tuileries grâce à l’artiste Giuseppe Penone qui l’a acheté dans une forêt italienne. Mais ce dernier ne s’est pas contenté de le poser tel quel : il l’a d’abord rendu éternel. Car son œuvre, baptisée L’Arbre des voyelles, est en bronze. Penone l’a obtenu en moulant le tronc acquis à Milan. Eh oui, cet arbre survivra en réalité à tous les végétaux du jardin !

Quant à son nom, il lui vient de ses racines, tournées par l’artiste de façon à faire apparaître les voyelles IEOUA. Chacune est la première lettre de l’une des cinq espèces d’arbres qui ont été plantées à ses côté lors de son installation en 1999.

L’arbre de Penone est loin d’être la seule œuvre contemporaine du grand jardin qui s’étend devant le Louvre. Ouvrez l’œil, on vous réserve bien des surprises…

Jean Dubuffet, Bel Costumé, 1978-1998, résine époxy, 405 x 255 x 100 cm, Jardin des Tuileries, Paris. Photo : © Musée du Louvre / Sculptures du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes