Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe.
Napoléon Ier à ses soldats

Le retour du roi

Où l’on cherche à effacer des souvenirs.

Charles Percier et Pierre Fontaine, Arc de triomphe du Carrousel, 1809, Paris. Photo : © 2013 Musée du Louvre / Paul Maurer

1815. C’est fini pour Napoléon. L’empereur vient d’être exilé et la monarchie est rétablie en France. Louis XVIII peut désormais s’installer sur le trône. Le voilà qui s’installe au palais des Tuileries et qui se lance… dans un grand ménage.

En effet, il souhaite effacer les traces de Napoléon au Louvre et aux alentours. On supprime donc tous les emblèmes de l’empereur déchu. Les aigles ou les N sculptés sont grattés. Sur la colonnade du Louvre, le buste de Napoléon est même transformé en Louis XIV, grâce au simple rajout d’une perruque. Mais il y a un symbole qui s’efface difficilement : l’arc de triomphe !

Difficile de passer à côté, l’arc forme l’entrée de la cour des Tuileries. Mais le roi a une solution radicale : pourquoi ne pas le raser ? L’architecte Fontaine, appelé à donner son avis, parvient à sauver sa construction. Il prétend que le coût serait trop élevé. Le roi se résout donc à conserver l’arc.

On envisage tout de même d’en changer les décors. Mais les artistes travaillent si lentement que rien ne sera fait avant la chute de la monarchie… Ouf, l’arc a eu chaud !

François-Frédéric Lemot, Pierre Cartellier, Fronton de la Colonnade du Louvre, Détail, Musée du Louvre, Paris. Photo : Paris Autrement